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? ? ? À l'occasion de la Fête aux huîtres, le film « Marcq Madagascar trait d'union » qui sera mis en vente ce week end a été présenté en avant-première lundi soir, au Colysée-Lumière. Il a fait salle comble.
PAR BENOIT DESEURE
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir Ce n'est pas facile de travailler à sortir Madagascar, l'île rouge, quasiment aussi étendue que la France et où la moitié de la population est illetrté, de la pauvreté . Les bénévoles de Marcq Madagascar le connaissent bien. « Il faut de la persévérance, du courage », soulignait lundi soir le président, François Dumon, en rendant hommage aux bénévoles. Les projets mettent du temps, les cyclones sont dévastateurs, les moyens manquent.
Cette réalité, Frédéric Fauroux l'a sûrement captée dans le film de 26 minutes qu'il est allé réaliser sur place en mai dernier et qui sera mis en vente ce week-end à l'hippodrome. Comme il a capté tout le travail déjà fini, cette sorte de miracle de la solidarité marcquo-malgache. « Moi, si je suis venue ici, c'est pour sortir les femmes de la misère, de la domination des hommes », explique devant la caméra soeur Marie-Jeanne, celle qui fut le « trait d'union » entre une ville du Nord de la France et une congrégation religieuse malgache. Elle ne cache pas dans le film les moments de découragement, de révolte, mais elle peut être fière du chemin déjà parcouru. Les écoles, le centre de formation, l'exploitation agricole, l'aide aux lépreux, la joie des enfants, tout ressurgit dans le film. François Dumon, qui découvrait les images en même temps que les spectateurs du Colysée-Lumière, parla lundi soir de « la justesse dans la réalisation ».
Alors, voilà : l'association marcquoise dispose désormais d'un outil de communication, d'une vidéo qui explique ce qu'elle est venue faire là (« Leur redonner la dignité par l'éducation et le travail »). En préambule, Denis Tonnel, adjoint au maire, avait d'ailleurs indiqué que ce film permettrait de « mettre une image, une voix » sur un projet.
Reste le carnet de voyages de 88 pages, signé de l'artiste pévélois Carl Spriet, « Coups de crayon pour Madagascar ». Les trois cents spectateurs de lundi soir ne l'auront pas vu car l'objet était encore entre les mains de l'imprimeur. Mais eux comme les cinq mille autres visiteurs attendus à la Fête aux huîtres pourront le découvrir à partir de ce soir et tout ce week-end. Pour l'ensemble, carnet de voyage et DVD, le prix de vente est de 29 E.
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