Ce service de renseignement financier, qui n'a pas de pouvoir
judiciaire, a pour mission d'investigation de blanchiment de capitaux
et de financement du terrorisme.
Cette agence pour la lutte contre le blanchiment d'argent a comblé un
vide dans la lutte contre les activités criminelles, a indiqué le
président Ravalomanana, lors de la cérémonie d'inauguration.
"Faire face à l'avenir, car nous appelons les grandes entreprises à
investir à Madagascar, nous devons donc être cohérents et leur montrer
que nous sommes actifs dans cette lutte", a dit M. Ravalomanana, cité
samedi par les médias malgaches.
Des hauts responsables gouvernementaux, des membres parlémentaires,
des corps diplomatiques et des représentants de partenaires financiers
et techniques étrangers ont assisté à cette cérémonie.
Jean-Claude Razaranaina, directeur général de l'agence, a déclaré
devant la presse que son organisme se charge des déclarations de
soupçons de blanchiment d'argent dans les banques, les compagnies
d'assurance, les bureaux de change, les casinos et les agences
immobilières.
L'agence ne menera pas d'enquêtes qui devraient être faites par la police, a-t-il déclaré.
La Banque mondiale a fourni une aide de
155.000 dollars et la Norvège
100. 000 dollars pour appuyer le programme.
L'agence effectuera son travail conjointement avec le
Bureau
indépendant anti-corruption (Bianco), créé en 2004, et le Comité pour
la Sauvegarde de l'Intégrité (CSI), actif depuis 2006.